Qui sommes-nous ?

Une aventure à partager...


Aki Estamos - Association des Amis de la Lettre Sépharade* est née en 1998. Dès l'origine, l'association s'est donnée pour objectif de faire vivre au présent notre culture dans une tradition d'ouverture et d'en assurer la transmission.

Aujourd'hui ces missions sont plus que jamais au cœur de notre action. Nous cherchons depuis quelques années à multiplier les occasions de rencontres, de convivialité, de formation sur des thèmes de plus en plus variés...

Alors que la génération née dans l'ancien Empire Ottoman disparaît inéluctablement, que les locuteurs du judéo-espagnol sont de plus en plus rares, il est impératif d'assurer le passage de témoin à la jeune génération. Nous ne pouvons en effet nous contenter de l'excellent travail universitaire accompli ces dernières décennies, ni de la multiplication des manifestations commémoratives, culturelles et artistiques. Il faut que la culture judéo-espagnole vive aussi au quotidien, d'une manière somme toute banale et familiale comme la pratiquaient nos anciens.

C'est donc à une grande aventure que nous vous convions : celle d'assurer la continuité d'une culture bimillénaire dont nous pouvons assurément être fiers et lui assurer une présence renouvelée dans le monde d'aujourd'hui. Nos amis de culture yiddish y parviennent avec un succès inattendu : pourquoi n'y parviendrions-nous pas ? Nous avons besoin pour cela de chacun d'entre vous, jeunes de cœur et jeunes d'esprit, d'un peu de votre temps et de votre envie pour nous aider, non pas à remonter le temps, mais à le prolonger.

François Azar
Vice-président et membre du comité directeur d'Aki Estamos

* Les trente-trois membres fondateurs de l'association qui s'appelait alors "Les Amis de la Lettre Sépharade" sont : Sam et Josette Altabef, Françoise Apiou Pardo, Gilda Arav Benador, Mireille Baur, René et Esther Benbassat, Dolly Benozio, Georgette Borel Benador, Michel Chaoul, José et Alice Cohen, Estelle Dorra, Madeleine et Vital Eliakim, Paule Ferran, Jo Gabizon, Maurice Hasson, Jean-Yves et Jenny Laneurie, Maurice et Bella Lustyk, Jean-Paul Mazoyer et Mireille Saul Mazoyer, Henri Haïm Menir, Albert Modiano, Armand Nahmias, Shemtov Nathan, Mario Perez, Ginette Princ, Aure Recanati, Betty et Jo Saville.
                                                                              
Quelques mots d'histoire...
par Jenny Laneurie-Fresco, présidente d'Aki Estamos
 
« AKI  ESTAMOS - Association des Amis de la Lettre Sépharade » s’est donné pour mission de faire rayonner la culture héritée des communautés judéo espagnoles de l’ex-Empire ottoman. Elle rassemble les familles séfarades venues de Turquie, des Balkans, d’Europe occidentale et du pourtour de la Méditerranée ainsi que leurs amis.

L’association est née en 1998, sur une idée d’Antonio Diaz Florian  directeur du théâtre de l’Epée de Bois à la Cartoucherie de Vincennes Il organisait dans son théâtre avec l’Association Beit Ham depuis 1993 une semaine de rencontre et d’échange culturels entre des associations essentiellement de culture yiddish et  d’Israël. Programme appelé Kabalat Panim « l’Accueil des visages ». Antonio Diaz Florian natif du Pérou, de culture hispanophone, ayant cru se découvrir des origines marranes, a souhaité alors organiser également une grande fête judéo-espagnole. 

Il existait déjà à Paris une association judéo-espagnole « Vidas Largas » animée par le professeur Haïm Vidal Sephiha. Mais c’est vers Jean Carasso, fondateur de la Lettre Sépharade, que s’est tourné le directeur du théâtre de l’Epée de Bois. Jean Carasso, qui ne disposant pas de la structure associative nécessaire, s’en est ouvert d’abord à quelques unes de ses amies proches et notamment Annie Benveniste auteur du livre « Le Bosphore à la Roquette » et Dolly Benozio qui allait devenir la présidente de  l’association. Il réunit chez cette dernière un groupe plus large de ses amis, tous sépharades, pour leur faire part du projet et mettre en place les bases d’une association. C’est ainsi qu’a démarré l’aventure.

L’association parrainée par une trentaine de membres fondateurs vit le jour en 1998. Chacun mit la main à la poche pour constituer un fond permettant de faire face aux premières dépenses. Un comité directeur fut élu parmi les fondateurs et celui-ci désigna sa présidente en la personne de Dolly Benozio, la doyenne du groupe. Le siège social fut installé au 183 boulevard Voltaire, au domicile de la présidente. C’est là que se sont tenues les réunions pour constituer l’association puis pour organiser une première grande fête à laquelle fut donné le nom de « fête de Djoha » en l’honneur de ce personnage de sage célèbre dans tout le bassin méditerranéen.

Le siège de l’association est resté boulevard Voltaire, chez la présidente, pendant près de dix ans, jusqu’à ce que celle-ci décide de ne pas demander le renouvellement de son mandat, en 2007. Avec son départ du boulevard Voltaire, un nouveau lieu de rendez-vous devenait nécessaire. Nous avions participé au cours des récentes années au Festival des cultures juives et avions reçu un excellent accueil de la part de la Mairie du 4ème. C’est donc à la maison des associations du 4ème que nous avons déménagé notre siège social en 2007. Par ailleurs, plus récemment, nous nous sommes rapprochés de l'Alliance Israélite Universelle qui accueille certaines de nos réunions et nous ouvre régulièrement son auditorium. Ce fut d’abord rue La Bruyère puis, depuis septembre 2011, dans les locaux totalement rénovés du Centre Edmond J. Safra 6 bis, rue Michel-Ange où se trouvait, dans le passé, l’Ecole normale israélite orientale (ENIO). 

La fête de Djoha, première manifestation publique de l’Association 

La première « Fête de Djoha » eut lieu en juin 1998 au théâtre de l’Epée de Bois. Elle connut un immense succès puisqu’elle réunit quelque 600 personnes dans les différentes salles du théâtre de l’Epée de Bois et sur la  pelouse entourant le théâtre. Piloté par Bella Lustyk, un spectacle avait été préparé avec des chansons, des contes, des présentations de livres par leurs auteurs etc. Tous les participants n’avaient pas trouvé de place dans le théâtre, mais certains d’entre eux étaient si heureux de se retrouver pour la première fois depuis des années, qu’ils préférèrent rester assis au soleil à bavarder dans la langue de leur enfance.

Un buffet gigantesque de spécialités judéo-espagnoles avait été préparé, avec l’aide de la quasi-totalité des membres de la jeune association, par les soins d’Esther et de son mari, René Benbassat, dont les parents avaient tenu un restaurant avenue Parmentier, dans le 11ème arrondissement. Il fut bien difficile de faire face à la demande tant l’affluence du public avait dépassé les prévisions les plus optimistes. Mais, tant bien que mal, tout le monde fut servi. A la fin de la journée, nous étions tous épuisés mais ravis.

Les recettes ont permis de couvrir les dépenses, de rembourser le prêt avancé par l’un des membres fondateurs et de constituer l’amorce d’un fond de roulement pour l’association.

Le succès de cette manifestation nous a fait prendre conscience du fait que nous tous, descendants d’immigrés judéo-espagnols, recherchions nos racines avec un sentiment d’urgence, car le temps pourrait bientôt recouvrir les traces de ce passé. Cela nous a encouragés à développer les activités de l’association bien au-delà du projet initial.

Nous avons organisé un  cours  de judéo espagnol animé par Marie Christine Varol, professeur des Universités à l’INALCO, en alternance, une semaine sur deux, avec un atelier de conversation conduit par des membres de l’Association. Nous avons mis en place l’édition d’une publication trimestrielle « Kaminando i Avlando » qui s’est progressivement étoffée, puis une lettre mensuelle d’information, « la Niuz ». Nous avons entrepris de réunir les membres de l’association chaque mois dans un « Kafe de Los Muestros » avec l’intervention d’une chanteuse, d’une conteuse, la présentation d’un livre etc. Nous  organisons des conférences, des sorties théâtrales, des repas amicaux, des fêtes traditionnelles, un atelier de cuisine pour les adultes et un autre pour les enfants.  Nous participons aux journées européennes de la culture et du patrimoine juif ainsi qu’au Festival des Cultures juives organisé par le FSJU. Depuis septembre 2011, nous avons une chorale conduite par la chanteuse Marlène Samoun.

Aujourd’hui, notre objectif reste d’élargir le nombre des membres de l’Association et surtout d’intéresser la jeune génération, de lui faire prendre conscience de la richesse de notre culture. Dans cette perspective, nous avons entrepris d’organiser, du 8 au 13 juillet prochain, une Université d’été judéo-espagnole. Celle-ci se tiendra au Centre Alliance Edmond J. Safra 6bis, Rue Michel-Ange Paris 16ème. Nous avons réuni un panel d’intervenants de grande qualité et espérons intéresser un public nombreux. A noter que le nombre de nos adhérents a progressivement augmenté au fil des années. Il est actuellement proche de 400.

Si vous souhaitez, comme nous, faire vivre et transmettre la culture judéo-espagnole, participez à l'enrichissement de notre site, envoyez-nous des photos, des documents, nous les numériserons et vous les restituerons.  Si vous êtes curieux de la découvrir, venez aussi nous rejoindre, nous vous accueillerons avec plaisir sur ce site qui doit devenir une maison virtuelle de la culture judéo-espagnole, ou dans l'une ou l'autre de nos manifestations dont vous trouverez le programme dans ces pages.

L'atelier cuisine - Pourim 2009

Fête de Djoha 2009

Fête de Djoha 2009

Atelier Shavouoth 2009

Atelier Shavouoth 2009